<?xml version="1.0" encoding="iso-8859-1"?><rss version="2.0" xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/" xmlns:sy="http://purl.org/rss/1.0/modules/syndication/" xmlns:admin="http://webns.net/mvcb/" xmlns:rdf="http://www.w3.org/1999/02/22-rdf-syntax-ns#" xmlns:content="http://purl.org/rss/1.0/modules/content/"><channel><link>http://groupe.mediterranee.gayattitude.com/</link><title>ceux du sud</title><description>ceux du sud</description><dc:language>fr</dc:language><dc:rights>Copyright 2007</dc:rights><dc:date>2007-12-29T16:38:48+01:00</dc:date><admin:generatorAgent rdf:resource="http://www.gayattitude.com/" /><admin:errorReportsTo rdf:resource="mailto:webmaster@gayattitude.com"/><sy:updatePeriod>hourly</sy:updatePeriod><sy:updateFrequency>1</sy:updateFrequency><sy:updateBase>2000-01-01T12:00+00:00</sy:updateBase><item><title>[anargay] Le paganisme relève de la croyance, mais constitue-t-il une religion?</title><link>http://blog.anargay.gayattitude.com/20071016150819/le-paganisme-releve-de-la-croyance-mais-constitue-t-il-une-religion/</link><guid isPermaLink="true">http://blog.anargay.gayattitude.com/20071016150819/le-paganisme-releve-de-la-croyance-mais-constitue-t-il-une-religion/</guid><description>
Une religion relie les hommes, c'est un concept social. En ce sens, le paganisme hindou est une religion, avec ses dogmes, ses rituels liturgiques, son clergé, ses dieux, ses temples, ses fêtes religieuses. Mais le paganisme occidental, démantelé et extirpé durant des siècles de massacres, serait bien en peine de prétendre encore à une religion identifiable. Plus de temples ni de livres, des croyances perdues ou dévoyées, des rites interdits ou considérés comme sectaires, des membres isolés.

Se découvrir païen en occident est très comparable à se découvrir gay : c'est une découverte privée et intime, qui amène à constater que l'absence de tout référent social universellement reconnu va de pair avec une condamnation et un opprobre, qui font de vous le mouton noir de la communauté humaine. Reste à l'assumer. Pour soi d'abord, aux yeux du monde ensuite, en tachant de rencontrer d'autres pervers du même genre, afin de partager ce sens mystique.

Quelques païens tentent de changer les choses, comme cet avatar survenu en Grèce début 2007 : des païens relevant du polythéisme grec olympique ont publiquement investi divers temples antiques, en plein jour et au milieu des touristes, pour y célébrer des rites religieux. On imagine l'émoi de l'église grecque orthodoxe, qui a la haute main sur le gouvernement, lequel répond qu'on ne peut permettre des cérémonies de ce genre dans les monuments historiques.

A quand l'interdiction de la messe à Notre Dame de Paris?
</description><content:encoded><![CDATA[<div align="center"><img src="http://www.gayattitude.com/photo/a/n/anargay/20071006-9802117774707b63e6e308.jpg" width="600"  border="1" alt="" title="" /></div><br />
Une religion relie les hommes, c'est un concept social. En ce sens, le paganisme hindou est une religion, avec ses dogmes, ses rituels liturgiques, son clergé, ses dieux, ses temples, ses fêtes religieuses. Mais le paganisme occidental, démantelé et extirpé durant des siècles de massacres, serait bien en peine de prétendre encore à une religion identifiable. Plus de temples ni de livres, des croyances perdues ou dévoyées, des rites interdits ou considérés comme sectaires, des membres isolés.<br />
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Se découvrir païen en occident est très comparable à se découvrir gay : c'est une découverte privée et intime, qui amène à constater que l'absence de tout référent social universellement reconnu va de pair avec une condamnation et un opprobre, qui font de vous le mouton noir de la communauté humaine. Reste à l'assumer. Pour soi d'abord, aux yeux du monde ensuite, en tachant de rencontrer d'autres pervers du même genre, afin de partager ce sens mystique.<br />
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Quelques païens tentent de changer les choses, comme cet avatar survenu en Grèce début 2007 : des païens relevant du polythéisme grec olympique ont publiquement investi divers temples antiques, en plein jour et au milieu des touristes, pour y célébrer des rites religieux. On imagine l'émoi de l'église grecque orthodoxe, qui a la haute main sur le gouvernement, lequel répond qu'on ne peut permettre des cérémonies de ce genre dans les monuments historiques.<br />
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A quand l'interdiction de la messe à Notre Dame de Paris?<br />
]]></content:encoded><dc:creator>anargay</dc:creator><dc:date>2007-10-16T15:08:19+01:00</dc:date></item><item><title>[encolpe] CORSE</title><link>http://blog.encolpe.gayattitude.com/20070619140306/corse/</link><guid isPermaLink="true">http://blog.encolpe.gayattitude.com/20070619140306/corse/</guid><description>Les grecs la nommaient déjà Kallisté: &quot;la plus belle&quot;.
A la faveur d'un échange avec Jésus-Voltaire je m'aperçois que mis à part un post sur Pascal Paoli, je n'ai pas parlé de mon pays. Pour le Gayen sus-nommé et tous les amoureux de la randonnée- en Corse et ailleurs- voici un but de rando resté confidentiel jusqu'à ce qu'Alain Gauthier y fasse allusion dans &quot;Corse des sommets &quot;  en 2000.
On ne s'y bouscule quand même toujours pas.

Les bains de Vetta di Muro:
Quel que soit l'itinéraire choisi (au départ de Costa) il faut atteindre Bocca à a Madia.



par le versant nord un sentier largement dégradé permet d'atteindre 200m plus bas la source et les cabanes des curistes: bivouac idéal.

La source de Vetta di Muro est déjà citée au début du XVIème siècle par Monseigneur Giustiniani: &quot;Il y a d'autres bains dans la piève de Caccia, près du village d'Asco, dans la vallée appellée Carozzica. Ce sont deux sources ou deux &quot;ochi&quot; d'une eau limpide et claire très agréable à boire et très fraîche. Ces eaux opèrent des guérisons admirables chez les personnes qui souffrent du foie, de fractures ou de quelques obstructions. On peut croire qu'elles acquièrent ces propriétés en passant à travers quelque gisement d'un métal analogue à l'argent&quot; (sic).
En fait il 'agit d'une eau très peu minéralisée, contenant un peu de fluor.

photo matthieu lusinchi

photo alain gauthier

 Si cela vous tente...Bonne randonnée, bon coucher de soleil, bon bivouac</description><content:encoded><![CDATA[Les grecs la nommaient déjà Kallisté: "la plus belle".<br />
A la faveur d'un échange avec Jésus-Voltaire je m'aperçois que mis à part un post sur Pascal Paoli, je n'ai pas parlé de mon pays. Pour le Gayen sus-nommé et tous les amoureux de la randonnée- en Corse et ailleurs- voici un but de rando resté confidentiel jusqu'à ce qu'Alain Gauthier y fasse allusion dans "Corse des sommets "  en 2000.<br />
On ne s'y bouscule quand même toujours pas.<br />
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Les bains de Vetta di Muro:<br />
Quel que soit l'itinéraire choisi (au départ de Costa) il faut atteindre Bocca à a Madia.<br />
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<div align="center"><img src="http://www.gayattitude.com/photo/e/n/encolpe/20070619-4129661644677c61ed7a7c.jpg" width="472" height="544" border="1" alt="" title="" /></div><br />
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par le versant nord un sentier largement dégradé permet d'atteindre 200m plus bas la source et les cabanes des curistes: bivouac idéal.<br />
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La source de Vetta di Muro est déjà citée au début du XVIème siècle par Monseigneur Giustiniani: "Il y a d'autres bains dans la piève de Caccia, près du village d'Asco, dans la vallée appellée Carozzica. Ce sont deux sources ou deux "ochi" d'une eau limpide et claire très agréable à boire et très fraîche. Ces eaux opèrent des guérisons admirables chez les personnes qui souffrent du foie, de fractures ou de quelques obstructions. On peut croire qu'elles acquièrent ces propriétés en passant à travers quelque gisement d'un métal analogue à l'argent" (sic).<br />
En fait il 'agit d'une eau très peu minéralisée, contenant un peu de fluor.<br />
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<div align="center"><img src="http://www.gayattitude.com/photo/e/n/encolpe/20070619-11371160844677cc2ff05b2.jpg" width="720" height="480" border="1" alt="" title="" /></div>photo matthieu lusinchi<br />
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<div align="center"><img src="http://www.gayattitude.com/photo/e/n/encolpe/20070619-16052994154677cddbc68a6.jpg" width="306" height="551" border="1" alt="" title="" /></div>photo alain gauthier<br />
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 Si cela vous tente...Bonne randonnée, bon coucher de soleil, bon bivouac]]></content:encoded><dc:creator>encolpe</dc:creator><dc:date>2007-06-19T14:03:06+01:00</dc:date></item><item><title>[JeanBroc] pour ombre</title><link>http://blog.jeanbroc.gayattitude.com/20070504234535/pour-ombre/</link><guid isPermaLink="true">http://blog.jeanbroc.gayattitude.com/20070504234535/pour-ombre/</guid><description>




&quot;Tandis que très haut, échappant au jeu, on dirait qu'un silence massif indique le nord.&quot; - Torcello, 25 décembre 2003</description><content:encoded><![CDATA[<div align="center"><br />
<a target="_blank" href="http://www.gayattitude.com/photo/j/e/jeanbroc/20070504-1292705019463ba8df7c843.jpg" ><br />
<img src="http://www.gayattitude.com/photo/j/e/jeanbroc/20070504-1292705019463ba8df7c843.jpg" width="450"  border="1" alt="" title="" /><br />
</a><br />
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"Tandis que très haut, échappant au jeu, on dirait qu’un silence massif indique le nord." - Torcello, 25 décembre 2003]]></content:encoded><dc:creator>JeanBroc</dc:creator><dc:date>2007-05-04T23:45:35+01:00</dc:date></item><item><title>[marcolecannois] suite du reportage photo</title><link>http://blog.marcolecannois.gayattitude.com/20070409233108/suite-du-reportage-photo/</link><guid isPermaLink="true">http://blog.marcolecannois.gayattitude.com/20070409233108/suite-du-reportage-photo/</guid><description></description><content:encoded><![CDATA[<div align="center"><img src="http://www.gayattitude.com/photo/m/a/marcolecannois/20070409-2090894912461ab06192933.jpg" width="600" height="1388" border="1" alt="" title="" /></div>]]></content:encoded><dc:creator>marcolecannois</dc:creator><dc:date>2007-04-09T23:31:08+01:00</dc:date></item><item><title>[asbel] Bar - ciel - onde</title><link>http://blog.asbel.gayattitude.com/20070331153930/bar-ciel-onde/</link><guid isPermaLink="true">http://blog.asbel.gayattitude.com/20070331153930/bar-ciel-onde/</guid><description>Peut être que c'est vrai qu'en Espagne il fait toujours beau.

Pourtant, c'était pas gagné quand on s'est arrêté mettre de l'essence à La Jonquera, à peine franchis les Pyrénées. Un petit déluge qui nous oblige à trouver refuge à la cafétéria.  
 

Je suis en voiture avec S, charmante italienne un peu fofolle que j'ai connue sur un site Internet (de covoiturage, gros obsédés). Pendant qu'elle parle, dans une longue logorrhée que je ne ponctue qu'occasionnellement, je me demande, en pensant à Lorenza, si italienne et un peu fofolle n'est pas un pléonasme. 
Comme moi, S a quitté depuis bientôt 8 ans l'Italie pour s'installer en France. Elle sort d'une grande école de commerce, a fait son MBA et son chais pluquoi, mais de sensibilité plutôt à gauche, elle refuse des postes dans le privé et préfère un travail moins bien payé mais plus confortable à la SNCF. Elle a besoin de vacances pour sillonner l'Amérique Latine en routarde. Son copain, d'ailleurs, a soudainement lâché son poste dans un cabinet d'audit pour faire la route de la soie en vélo, et passer quelques jours, au passage, dans des montagnes afghanes en guerre. 
La crise des cadres, des cols blancs? Je ne peux que penser à C, cette gamine que je connais depuis qu'elle est née, une amie de la famille. Au grand dam de ses parents, elle vient de refuser un poste tout prêt à la City à faire circuler de l'argent, pour aller travailler pour le gouvernement du Mozambique, et l'aider à développer le pays.

Tout espoir n'est pas perdu donc?
    
Les tunnels de Vallvidriera traversés, nous arrivons sur la Ronda de dalt, qui surplombe Barcelone. Je vois enfin ma mer, ma ville, sous un grand soleil. Je viens de prendre 10 degrés dans la gueule. Je tente de me rappeler qu'est ce qui m'a poussé à partir. Quelle est cette envie qui nous pousse à partir loin des siens? Cette question m'obsède de plus en plus, à mesure que je vois la belle société française s'aigrir, les tensions sociales monter progressivement dans l'hexagone. Rentrer? Peut-être… Un beau Sarko-Le pen au deuxième tour, et comme les rats, je quitte définitivement le bateau qui coule.  
</description><content:encoded><![CDATA[<font color="#0000ff" size=2><hr width=565 size=1 color="#0000ff"><p style="border:solid #CCCCFF 4px; background-color:#CCCCFF;  text-align:left;">Peut être que c'est vrai qu'en Espagne il fait toujours beau.<br />
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Pourtant, c'était pas gagné quand on s'est arrêté mettre de l'essence à La Jonquera, à peine franchis les Pyrénées. Un petit déluge qui nous oblige à trouver refuge à la cafétéria.  <br />
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Je suis en voiture avec S, charmante italienne un peu fofolle que j'ai connue sur un site Internet (de covoiturage, gros obsédés). Pendant qu'elle parle, dans une longue logorrhée que je ne ponctue qu'occasionnellement, je me demande, en pensant à Lorenza, si italienne et un peu fofolle n'est pas un pléonasme. <br />
Comme moi, S a quitté depuis bientôt 8 ans l'Italie pour s'installer en France. Elle sort d'une grande école de commerce, a fait son MBA et son chais pluquoi, mais de sensibilité plutôt à gauche, elle refuse des postes dans le privé et préfère un travail moins bien payé mais plus confortable à la SNCF. Elle a besoin de vacances pour sillonner l'Amérique Latine en routarde. Son copain, d'ailleurs, a soudainement lâché son poste dans un cabinet d'audit pour faire la route de la soie en vélo, et passer quelques jours, au passage, dans des montagnes afghanes en guerre. <br />
La crise des cadres, des cols blancs? Je ne peux que penser à C, cette gamine que je connais depuis qu'elle est née, une amie de la famille. Au grand dam de ses parents, elle vient de refuser un poste tout prêt à la City à faire circuler de l'argent, pour aller travailler pour le gouvernement du Mozambique, et l'aider à développer le pays.<br />
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Tout espoir n'est pas perdu donc?<br />
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Les tunnels de Vallvidriera traversés, nous arrivons sur la Ronda de dalt, qui surplombe Barcelone. Je vois enfin ma mer, ma ville, sous un grand soleil. Je viens de prendre 10 degrés dans la gueule. Je tente de me rappeler qu'est ce qui m'a poussé à partir. Quelle est cette envie qui nous pousse à partir loin des siens? Cette question m'obsède de plus en plus, à mesure que je vois la belle société française s'aigrir, les tensions sociales monter progressivement dans l'hexagone. Rentrer? Peut-être… Un beau Sarko-Le pen au deuxième tour, et comme les rats, je quitte définitivement le bateau qui coule.  </font><br />
]]></content:encoded><dc:creator>asbel</dc:creator><dc:date>2007-03-31T15:39:30+01:00</dc:date></item><item><title>[asbel] Le clan, en un seul point. </title><link>http://blog.asbel.gayattitude.com/20070328172121/le-clan-en-un-seul-point/</link><guid isPermaLink="true">http://blog.asbel.gayattitude.com/20070328172121/le-clan-en-un-seul-point/</guid><description>

Nuestras vidas son los ríos       
que van a dar en la mar,
que es el morir

Bachelard avait raison, les images les plus évocatrices puisent leur force poétique dans un des quatre éléments, et il y en a toujours un qui nous parle davantage. Dans mon cas, comme pour Gael Morel, c'est sans doute l'eau.
L'eau du petit ruisseau, tout près de la source, sur les rives duquel Hicham et Olivier filent le parfait amour, le premier, le plus fort.
L'eau de l'écluse, dans laquelle Olivier et son frère jettent les cendres de leur mère, pour qu'elle rejoigne enfin la méditerrané-é-e.
Et entre le ruisseau et l'écluse, les eaux du lac, omniprésent. 
Les eaux du lac dont Olivier fixe avec persistance la surface, comme pour en percer le secret, pour découvrir ce que cachent les profondeurs.
Les eaux dormantes et boueuses du lac, verdâtres comme les murs de l'appartement familial. 

Peut-être qu'elle est là l'erreur d'Hicham. Aimer trop près du lac. Rien d'étonnant par ailleurs, après tout, n'est t-il pas un ami de la famille? Olivier et Hicham se rencontrent donc sur les digues, et baisent dans les cabanons à la plage (Arf. Je ne m'en remettrai pas de cette scène).
Pourtant ils tentent bien de s'en éloigner. Ils feront du parapente, il s'envoleront dans les cieux. L'image est un peu vieillote, mais habilement exploitée. Dans le centre de parapente, Olivier a peur. Le moniteur le rassure : &quot;c'est toujours comme ça, la première fois, mais ton copain là, il est doué&quot; (au vu du corps de Salim Kechiouche, je veux bien le croire). Il poursuit. &quot;Je parie que tu vas adorer, que tu reviendras, et c'est moi qui t'offrira ton deuxième vol&quot;. Petit coquin va! 

Dernière scène, tout dernier plan : du haut de la montagne, Olivier fixe une dernière fois le lac, avant de se retourner vers le moniteur qui l'appelle, et qui nous fait comprendre que ce n'est pas en parapente qu'il va lui faire découvrir à notre héros le septième ciel.     
  </description><content:encoded><![CDATA[<font color="#0000ff" size=2><hr width=565 size=1 color="#0000ff"><p style="border:solid #CCCCFF 4px; background-color:#CCCCFF;  text-align:left;"><img src="http://www.gayattitude.com/photo/a/s/asbel/20070328-305482523460a889b629e1.jpg" width="320" height="180" border="0" alt="" title="" /><br />
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<i>Nuestras vidas son los ríos       <br />
que van a dar en la mar,<br />
que es el morir</i><br />
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Bachelard avait raison, les images les plus évocatrices puisent leur force poétique dans un des quatre éléments, et il y en a toujours un qui nous parle davantage. Dans mon cas, comme pour Gael Morel, c'est sans doute l'eau.<br />
L'eau du petit ruisseau, tout près de la source, sur les rives duquel Hicham et Olivier filent le parfait amour, le premier, le plus fort.<br />
L'eau de l'écluse, dans laquelle Olivier et son frère jettent les cendres de leur mère, pour qu'elle rejoigne enfin la méditerrané-é-e.<br />
Et entre le ruisseau et l'écluse, les eaux du lac, omniprésent. <br />
Les eaux du lac dont Olivier fixe avec persistance la surface, comme pour en percer le secret, pour découvrir ce que cachent les profondeurs.<br />
Les eaux dormantes et boueuses du lac, verdâtres comme les murs de l'appartement familial. <br />
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Peut-être qu'elle est là l'erreur d'Hicham. Aimer trop près du lac. Rien d'étonnant par ailleurs, après tout, n'est t-il pas un ami de la famille? Olivier et Hicham se rencontrent donc sur les digues, et baisent dans les cabanons à la plage (Arf. Je ne m'en remettrai pas de cette scène).<br />
Pourtant ils tentent bien de s'en éloigner. Ils feront du parapente, il s'envoleront dans les cieux. L'image est un peu vieillote, mais habilement exploitée. Dans le centre de parapente, Olivier a peur. Le moniteur le rassure : "c'est toujours comme ça, la première fois, mais ton copain là, il est doué" (au vu du corps de Salim Kechiouche, je veux bien le croire). Il poursuit. "Je parie que tu vas adorer, que tu reviendras, et c'est moi qui t'offrira ton deuxième vol". Petit coquin va! <br />
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Dernière scène, tout dernier plan : du haut de la montagne, Olivier fixe une dernière fois le lac, avant de se retourner vers le moniteur qui l'appelle, et qui nous fait comprendre que ce n'est pas en parapente qu'il va lui faire découvrir à notre héros le septième ciel. </font>    <br />
  ]]></content:encoded><dc:creator>asbel</dc:creator><dc:date>2007-03-28T17:21:21+01:00</dc:date></item><item><title>[petitJo] CRPES A LA FARINE DE CHTAIGNE</title><link>http://blog.petitjo.gayattitude.com/20070320004243/cr-ecirc-pes-a-la-farine-de-ch-acirc-taigne/</link><guid isPermaLink="true">http://blog.petitjo.gayattitude.com/20070320004243/cr-ecirc-pes-a-la-farine-de-ch-acirc-taigne/</guid><description>Origine : Corse.La région de la Castagniccia en Corse (La châtaigneraie) étant le grenier de l'Isle de Beauté, voici une déclinaison de la recette des crêpes, à la farine de châtaignes.
Faire des crêpes est une idée adaptée aux week ends un peu longs et les après midi avec les enfants. Réservons-nous un instant détente entre amis et dégustons cette recette facile et rapide.Il nous faut, selon les goûts, un mélange 50/50 pour les gourmands, ou 2/3-1/3 pour les bouches sensibles, entre la farine de blé et... De châtaignes ! Préparez 300 grammes en tout pour le mélange.3 oeufs suffisent, mais vous pouvez pousser jusqu'à 4 selon leur calibre. Vérifiez que vous avez au moins 1/2 litre de lait.
Très bien, commencez par tamiser la farine avec un chinois, et placez la dans un récipient en prenant soin d'y creuser un puit au centre.Cassez et jetez les oeufs dans la farine. Mettez un peu de lait pour aider au mélange, mais pas trop pour éviter les grumeaux ! Vous pouvez ajouter une cuillère à soupe d'huile, et une pincée de sel. Evitez le sucre.Avec un fouet, commencez à mélanger la pâte, insistez et rendez-la un peu élastique.  A partir de là, alternativement, mettez du lait et délayez.Laissez reposer un peu la pâte.

Pendant ce temps, préparez votre espace de travail pour la cuisson. Un ramequin avec un peu d'huile et une compresse de gaze (du coton ou un morceau de papier essuie-tout fera aussi bien l'affaire). Mettez à portée de main une louche, une spatule en bois et une assiette pour y recueillir les crêpes !Commencez à chauffer votre poêle. Mettez un feu moyen pour ne pas brûler la préparation, et prendre le temps de trouver votre rythme.
L'ASTUCE de PetitJo : Habillez l'assiette de papier aluminium, il gardera les crêpes au chaud pendant que vous les préparez ! ;)

Vérifiez votre pâte, qu'elle ne soit pas trop épaisse. N'hésitez pas à y adjuver un demi verre d'eau, et rebattez le mélange.Très bien, c'est parti : frottez la poêle pour la graisser légèrement. (vous le ferez pour chaque nouvelle dépose de pâte). Mettez une dose de pâte, testez la contenance de votre louche par la même occasion, répartissez bien, et attendez que les bords se relèvent légèrement. Avec la spatule détachez la crêpe et préparez-vous à la retourner sans la casser. Vous pouvez tenter le Sauté de crêpes, mais prévoyez un plafond haut si vous débutez.

Ne perdez pas la main. Si vous avez pensé à vous servir une boisson, n'hésitez pas à vous désaltérer régulièrement pendant l'opération.La crêpe cuite, déposez-la dans l'assiette où elle va attendre patiemment sa prochaine colocatrice d'infortune.

L'odeur a du déjà rameuter la moitié du quartier... Notez la couleur légèrement brunâtre de la crêpe.

En mode expert vous arriverez même à gérer deux cuissons simultanées. Idéal pour les grandes bouches.Il est important de finir la pâte car sa conservation crue est déconseillée, même au réfrigérateur.
LE SECRET de PetitJo : Crêpes dentelles est le nom donné aux crêpes qui sont fines et dont la texture rappelle la dentelle. Elle s'obtient en réservant 2 ou 3 blancs d'oeuf et en les faisant monter en neige. Après la pause et juste avant de cuire la pâte, incorporez avec douceur les blancs en neige...
Pour l'accompagnement ?
Un pot de Nutella Collector se mariera parfaitement avec le goût de la châtaigne. :P
Miel, confiture, sucre, gelée, zeste de citron. Composez !
Et surtout : Bonne dégustation ! ^^</description><content:encoded><![CDATA[<br /><p><strong><u>Origine</u></strong> : <em>Corse</em>.</p><p>La région de la Castagniccia en Corse (La châtaigneraie) étant le &quot;grenier&quot; de l'Isle de Beauté, voici une déclinaison de la recette des crêpes, à la farine de châtaignes.</p><br />
<p>Faire des crêpes est une idée adaptée aux week ends un peu &quot;longs&quot; et les après midi avec les enfants. Réservons-nous un instant détente entre amis et dégustons cette recette facile et rapide.</p><p>Il nous faut, selon les goûts, un mélange 50/50 pour les gourmands, ou 2/3-1/3 pour les bouches sensibles, entre la farine de blé et... De châtaignes ! Préparez 300 grammes en tout pour le mélange.<br />3 oeufs suffisent, mais vous pouvez pousser jusqu'à 4 selon leur calibre. Vérifiez que vous avez au moins 1/2 litre de lait.</p><br />
<p>Très bien, commencez par tamiser la farine avec un chinois, et placez la dans un récipient en prenant soin d'y creuser un puit au centre.<br />Cassez et jetez les oeufs dans la farine. Mettez un peu de lait pour aider au mélange, mais pas trop pour éviter les grumeaux ! Vous pouvez ajouter une cuillère à soupe d'huile, et une pincée de sel. Evitez le sucre.<br />Avec un fouet, commencez à mélanger la pâte, insistez et rendez-la un peu élastique.  <br />A partir de là, alternativement, mettez du lait et délayez.<br />Laissez reposer un peu la pâte.</p><br />
<p align="center"><img hspace="0" src="http://blog-data.wana.blogomaniac.fr/users/c/6/e/4e6c/img/b01_pate.jpg" align="baseline" border="0" /></p><br />
<p>Pendant ce temps, préparez votre espace de travail pour la cuisson. Un ramequin avec un peu d'huile et une compresse de gaze (du coton ou un morceau de papier essuie-tout fera aussi bien l'affaire). Mettez à portée de main une louche, une spatule en bois et une assiette pour y recueillir les crêpes !<br />Commencez à chauffer votre poêle. Mettez un feu moyen pour ne pas brûler la préparation, et prendre le temps de trouver votre rythme.</p><br />
<p><strong><font color="#cc0000"><img hspace="0" src="http://blog-data.wana.blogomaniac.fr/users/c/6/e/4e6c/img/jo_en_manque_lo.jpg" align="baseline" border="0" /><br />L'ASTUCE de PetitJo</font></strong> : Habillez l'assiette de papier aluminium, il gardera les crêpes au chaud pendant que vous les préparez ! ;)</p><br />
<p align="center"><img hspace="0" src="http://blog-data.wana.blogomaniac.fr/users/c/6/e/4e6c/img/b02_plaques.jpg" align="baseline" border="0" /></p><br />
<p>Vérifiez votre pâte, qu'elle ne soit pas trop épaisse. N'hésitez pas à y adjuver un demi verre d'eau, et rebattez le mélange.<br />Très bien, c'est parti : frottez la poêle pour la graisser légèrement. (vous le ferez pour chaque nouvelle dépose de pâte). Mettez une dose de pâte, testez la contenance de votre louche par la même occasion, répartissez bien, et attendez que les bords se relèvent légèrement. Avec la spatule détachez la crêpe et préparez-vous à la retourner sans la casser. Vous pouvez tenter le &quot;Sauté de crêpes&quot;, mais prévoyez un plafond haut si vous débutez.</p><br />
<p align="center"><img hspace="0" src="http://blog-data.wana.blogomaniac.fr/users/c/6/e/4e6c/img/b03_verse.jpg" align="baseline" border="0" /></p><br />
<p>Ne perdez pas la main. Si vous avez pensé à vous servir une boisson, n'hésitez pas à vous désaltérer régulièrement pendant l'opération.<br />La crêpe cuite, déposez-la dans l'assiette où elle va attendre patiemment sa prochaine colocatrice d'infortune.</p><br />
<p align="center"><img hspace="0" src="http://blog-data.wana.blogomaniac.fr/users/c/6/e/4e6c/img/b05_depose.jpg" align="baseline" border="0" /></p><br />
<p>L'odeur a du déjà rameuter la moitié du quartier... Notez la couleur légèrement brunâtre de la crêpe.</p><br />
<p align="center"><img hspace="0" src="http://blog-data.wana.blogomaniac.fr/users/c/6/e/4e6c/img/b04_cuisson.jpg" align="baseline" border="0" /></p><br />
<p>En mode &quot;expert&quot; vous arriverez même à gérer deux cuissons simultanées. Idéal pour les grandes bouches.<br />Il est important de finir la pâte car sa conservation crue est déconseillée, même au réfrigérateur.</p><br />
<p><img hspace="0" src="http://blog-data.wana.blogomaniac.fr/users/c/6/e/4e6c/img/jo_en_manque_lo.jpg" align="baseline" border="0" /><br /><strong><font color="#cc0000">LE SECRET de PetitJo</font></strong> : &quot;Crêpes dentelles&quot; est le nom donné aux crêpes qui sont fines et dont la texture rappelle la dentelle. Elle s'obtient en réservant 2 ou 3 blancs d'oeuf et en les faisant monter en neige. Après la pause et juste avant de cuire la pâte, incorporez avec douceur les blancs en neige...</p><br />
<p>Pour l'accompagnement ?</p><br />
<p align="center"><img hspace="0" src="http://blog-data.wana.blogomaniac.fr/users/c/6/e/4e6c/img/b06_nutella2007.jpg" align="baseline" border="0" /><br />Un pot de Nutella Collector se mariera parfaitement avec le goût de la châtaigne. :P</p><br />
<p align="center"><img hspace="0" src="http://blog-data.wana.blogomaniac.fr/users/c/6/e/4e6c/img/b07_accompagnements.jpg" align="baseline" border="0" /><br />Miel, confiture, sucre, gelée, zeste de citron. Composez !</p><br />
<p>Et surtout : Bonne dégustation ! ^^</p>]]></content:encoded><dc:creator>petitJo</dc:creator><dc:date>2007-03-20T00:42:43+01:00</dc:date></item><item><title>[asbel] Muchos años después, frente al pelotón de fusilamiento... </title><link>http://blog.asbel.gayattitude.com/20070315114505/muchos-a-os-despues-frente-al-pelot-n-de-fusilamiento/</link><guid isPermaLink="true">http://blog.asbel.gayattitude.com/20070315114505/muchos-a-os-despues-frente-al-pelot-n-de-fusilamiento/</guid><description>Bien des années plus tard, je n'ai pas de glace à me souvenir, ni de péloton à défier, mais je relis avidement les Cent ans de solitude, et je me souviens.
C'était quand déjà? Je devais avoir 13 ans, j'étais en 4ème, j'avais fièrement rendu une fiche de lecture à une prof remplaçante. C'est que le petit Asbel ne lisait plus des livres pour enfants et tenait à le montrer! Elle a du bien rigoler la prof, car à 13 ans on n'a pas froid aux yeux, et je m'étais improvisé critique littéraire, en expliquant que le livre était mal écrit car avec tous ces générations d'Aurelianos et Arcadios, à la fin on perdait le fil. 
Bref, je n'avais rien compris au livre, ni à sa portée. Mais peut-on dire pour autant que j'en ai rien tiré? J'en doute. En le relisant aujourd'hui, 15 ans plus tard, je réalise à quel point j'en gardait un souvenir assez fidèle, et à quel point les histoires magiques de Macondo ont façonné mon imaginaire d'adolescent. 
Toutes les scènes érotiques en particulier (non, pas toutes, le premier inceste entre Amaranta et son neveu a subi la loi impitoyable du sur-moi) m'avaient suffisament marqué à l'époque pour qu'elles restent gravées dans le partie la plus dure de mon cerveau. Surtout cette jeune fille, prostituée, dont le lit a vu passer en une nuit tellement d'hommes que la sueur dégouline sur les draps et qui préfigure déjà des fantasmes à venir.
À la même époque, un autre livre que je n'ai évidemment pas compris non plus participait aussi à fixer mon imaginaire érotique. De La Peste de Camus, j'en garde qu'une seul souvenir, mon premier émoi homosexuel : deux hommes, deux docteurs épuisés, quittent Oran quelques heures et dans une crique reculée et déserte se déshabillent et profitent d'un évocateur bain de nuit dans la Méditerrané-é-e...
</description><content:encoded><![CDATA[<font color="#0000ff" size=2><hr width=565 size=1 color="#0000ff"><p style="border:solid #CCCCFF 4px; background-color:#CCCCFF;  text-align:left;">Bien des années plus tard, je n'ai pas de glace à me souvenir, ni de péloton à défier, mais je relis avidement les <i>Cent ans de solitude</i>, et je me souviens.<br />
C'était quand déjà? Je devais avoir 13 ans, j'étais en 4ème, j'avais fièrement rendu une fiche de lecture à une prof remplaçante. C'est que le petit Asbel ne lisait plus des livres pour enfants et tenait à le montrer! Elle a du bien rigoler la prof, car à 13 ans on n'a pas froid aux yeux, et je m'étais improvisé critique littéraire, en expliquant que le livre était mal écrit car avec tous ces générations d'Aurelianos et Arcadios, à la fin on perdait le fil. <br />
Bref, je n'avais rien compris au livre, ni à sa portée. Mais peut-on dire pour autant que j'en ai rien tiré? J'en doute. En le relisant aujourd'hui, 15 ans plus tard, je réalise à quel point j'en gardait un souvenir assez fidèle, et à quel point les histoires magiques de Macondo ont façonné mon imaginaire d'adolescent. <br />
Toutes les scènes érotiques en particulier (non, pas toutes, le premier inceste entre Amaranta et son neveu a subi la loi impitoyable du sur-moi) m'avaient suffisament marqué à l'époque pour qu'elles restent gravées dans le partie la plus dure de mon cerveau. Surtout cette jeune fille, prostituée, dont le lit a vu passer en une nuit tellement d'hommes que la sueur dégouline sur les draps et qui préfigure déjà des fantasmes à venir.<br />
À la même époque, un autre livre que je n'ai évidemment pas compris non plus participait aussi à fixer mon imaginaire érotique. De <i>La Peste</i> de Camus, j'en garde qu'une seul souvenir, mon premier émoi homosexuel : deux hommes, deux docteurs épuisés, quittent Oran quelques heures et dans une crique reculée et déserte se déshabillent et profitent d'un évocateur bain de nuit dans la Méditerrané-é-e...</font><br />
]]></content:encoded><dc:creator>asbel</dc:creator><dc:date>2007-03-15T11:45:05+01:00</dc:date></item></channel></rss>